Comment assurer la parité sans discriminer ?

Plus présomptueux que rassurés nous avons décidé de nous confronter au problème récurrent des dames qui, plus nombreuses que les hommes, ne dansent pas ou pas assez dans les milongas et dans les festivals…
Comment répondre à cette situation dont les hommes ne devraient pas accepter de se satisfaire ?

La solution la plus couramment admise, pour un week-end consacré au bal, consiste à tendre vers la parité.

Pour la 1ère édition de l’Encuentrito de Carqueiranne (7 au 10 juin 2019) nous avons retenu une parité guideur.se / guidé.e qui, à peu de choses près, ressemble à une parité hommes / femmes, puisque seules quelques rares exceptions de danseurs ou danseuses maîtrisant parfaitement les deux rôles pourront être prises en compte.

Les inscriptions ont été ouvertes fin octobre et déjà, à plus de 4 mois de l’événement, les trois quarts des places sont réservées, acompte versé.

 

Volontairement nous n’avons pas voulu, au départ imposer des inscriptions simultanées homme-femme ou guideur.se / guidé.e car sinon ce sont toujours les mêmes qui parviennent à s’inscrire et les mêmes qui ne le peuvent pas. Aujourd’hui, il n’est plus possible de tenir cette ligne sauf à prendre le risque de ne pas réussir la parité au final, ce que nous excluons.

C’est ainsi que nous avons actuellement, en liste d’attente, faute de partenaires : deux italiennes, une autrichienne, une espagnole, sans oublier quelques françaises, parfois parmi nos amies proches.

Nous avons donc décidé de nous adresser aux danseurs expérimentés pour leur proposer de s’inscrire seuls afin de pouvoir débloquer, dans l’ordre dans lequel les demandes ont été formulées, l’inscription de ces personnes.

Nous savons bien que nombre d’entre nous avons l’habitude, en nous inscrivant dans des encuentros, de proposer à des amies danseuses de s’inscrire avec nous mais cette fois pourquoi ne pas s’inscrire seuls, ce qui faciliterait de nouvelles expériences d’abrazo, un brassage des origines géographiques et parcours de chacun ?

 

Outre l’espoir de trouver des guideurs qui s’engagent dans notre démarche, cet article a pour objectif d’ouvrir un débat, comme danslesol en a l’habitude, sur « comment ne pas discriminer tout en assurant la satisfaction des participant.e.s ?». Il nous reste 4 mois pour réussir la conciliation de l’équité et de l’efficacité, avec l’aide de vos courtoises contributions.

Christian COUDERETTE (Tangopostale) et DJ Cyber Chris (Montpellier, Nîmes)

En savoir plus sur l’encuentrito : ICI

Contact : cricou31@gmail.com

La parité pour que le plaisir de chacun.e soit au rendez-vous

 

(*) S’agissant du logement, il est possible de s’inscrire à l’encuentrito en logement individuel et plus tard, une fois le groupe composé, au moment de régler le solde, pour ceux qui le veulent, de partager des chambres, studios ou villas à 2 lits pour éviter le supplément chambre individuelle (accord spécifique passé avec la Direction de Vacanciel).

 

Commentaires

Comment: 

Un mois pile après la parution de cet article : 80 lectures, 0 contributions, c'est dommage de ne pas apporter votre point de vue d'homme ou de femme sur ce difficile sujet.
Quoi qu'il en soit, voici la situation 3 mois avant l'événement : 112 inscrits sur un effectif prévu à 120 et toujours 6 dames en attente.

Ce qui a changé aussi c'est que le centre Vacanciel est complet, ce qui n'est pas le cas de la salle (jauge de confort pour le bal : 140).

Nous allons discuter avec Vacanciel pour envisager d'accueillir, au-delà des 8 places restantes, 20 personnes de plus : guideurs seuls (+ dames de la liste d'attente) et couples, tous en "externat" : vous trouvez votre logement près du lieu de bal (ou venez en camping car, déjà 3 couples dans ce cas) et votre contribution aux frais de l'encuentro sera de 60€ pour les 3 jours.
Pour solliciter votre inscription, formulaire en ligne ici : 


https://bit.ly/2SD21pb

 

 

Comment: 

Une suggestion...Pourquoi ne pas "plafonner" les inscriptions de femmes seules et les accepter même sans cavalier.

Cette proportion de "tangueras seules" serait calculée en fonction du nombre total de participants et offrirait ainsi à ces cavalières la possibilité de se faire connaître. 

Je ne pense pas qu'un léger supplément de danseuses serait pour déplaire aux guideurs et cette formule  éviterait une réelle discrimination des solitaires.

Cela va à l'encontre du principe des encuentros qui exigent la parité et ne solutionne pas de manière satisfaisante le problème,  mais puisque aucun tanguero seul ne semble se manifester,  c'est peut être une base de réflexion. 

Nicole B

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment: 

Bonjour Nicole

Eh bien oui, c'est ce que nous avons fait en laissant un écart de 10 se créer au démarrage.
Les plus rapides ont ainsi pu s'inscrire seules sans problème.
Malgré nos efforts, nous ne l'avons à ce jour que partiellement comblé mais comme nous avons aussi des dames et des messieurs qui ont répondu qu'ils peuvent "assez bien" pratiquer l'autre rôle ou même "maîtriser les deux rôles", l'écart aujourd'hui erntre les rôles de "leader" et de "follower" (c'est pratique l'anglais avec l'absence de genre) n'est que de 1, en appliquant une pondération raisonnable.

Je suis tout de même personnellement déçu que les hommes n'aient pas davantage joué le jeu sous la pression de leur environnement, se privant ainsi de davantage d'ouverture vers de nouvelles partenaires inconnues. Nous allons ainsi probablement laisser sur le quai, entre autres, une italienne, une russe, une niçoise, une française vivant en Espagne, toutes danseuses rebncontrées à Buenos Aires en décembre et figurant en liste d'attente depuis lors.
Je rêve d'un encuentro dans lequel chacun, hormis les couples dans la vie, s'inscrirait individuellement, avec les mêmes chances au départ.
Je crains que cela n'arrive pas ou alors dans bien longtemps.

Christian
 

(1) je 'naime pas que l'anglais s'immisce dans notre mode latino mais franchement guideur.se.s et guidé.e.s c'est pas terribe