CONVIVIALITE dans les milongas - Premier compte rendu.

 
 
Ceci est le premier Compte rendu de l'enquête "Convivialité dans les milongas" menée par Michel JOLY et le groupe créé à cette occasion au sein de Tangopostale.
N'hésitez pas à réagir, par vos commentaires.
Merci encore à tous ceux qui ont participé, et merci d'avance pour votre future collaboration.

Claude Gosselin
 
Pour avoir l'ensemble des articles publiés sur le sujet, cliquez sur le Tag CONVIVIALITE.
 
Convivialité (définition) :
-          Caractère chaleureux des relations entre les personnes au sein d’un groupe, d'une société.
-          Capacité d'une société à favoriser la tolérance et les échanges réciproques des personnes et des groupes qui la composent.
-          « le plaisir de vivre ensemble, de chercher des équilibres nécessaires à établir une bonne communication, un échange sincèrement amical autour d'une table. La convivialité correspond au processus par lequel on développe et assume son rôle de convive, ceci s'associant toujours au partage alimentaire, se superposant à la commensalité. » (Jean Pierre Corbeau).
-         Ensemble des sentiments favorables et tolérants existant entre les membres d'une société.
-          L'ensemble des rapports autonomes et créateurs entre les personnes d'une part, et des rapports entre les personnes et leur environnement d'autre part.
Avant de donner très prochainement les résultats et les commentaires des réponses des tangueras et des tangueros,
je souhaite vous faire part de 3 réactions qui doivent nous faire réfléchir sur notre comportement :
 
La comparaison d'une tanguera...
Re-bonjour Michel,
Bien sympa ces échanges, réflexions, impressions sur les codes du tango !
Je pense que vous devez vous régaler à dépiauter les réponses des Huns et des zautres! Intéressant et instructif certainement et je suis sûre que vous en sortirez quelque chose de constructif. Le tango en vaut la peine.....
Pour répondre à ta question au sujet de ma comparaison "conducteur de voiture et guideur en tango"... bon, je vais donc disserter (ça va me rajeunir!).
J'ai remarqué que les hommes les plus réservés ou timides ou insécures - ou très machos -  quand ils sont au volant, se sentent investis d'un pouvoir sur "la machine" qu'ils dominent et se permettent donc d'injurier, de se croire les maîtres sur la route et donc de commettre des incivilités.
A l'instar de certains dans les milongas. Qu'ils soient beaux, laids, grands, petits, jaunes, verts, timides et/ou orgueilleux et fats... ils se sentent investis aussi d'un pouvoir qui leur fait oublier la simple politesse, voire pratiquer la muflerie...! Pourquoi?  Parce qu'ils ont le choix, il y a, généralement, beaucoup plus de femmes que d'hommes et parce que... y'a encore du boulot pour les suffragettes (et pourtant je ne suis pas du tout du genre féministe enragée).
A l'évidence, je préfère, comme tout le monde, danser avec un gars qui danse bien et, surtout, surtout, surtout... qui est sympa et avec lequel je me sens en totale adéquation. Je ne jette la pierre à personne, c'est humain, mais ça doit exclure les butors!!! Certaines femmes se sentent comme des ectoplasmes quand ledit butor leur écrase presque les pieds sans les voir.
Je dois avouer, quand même que cette engeance est relativement minoritaire, Ojalla !!!...
Mais je ne crois pas me tromper en traduisant là le sentiment de bon nombre de tangueras avec lesquelles j'ai bavardé.
 
J'ai hâte de connaitre le résultat de vos synthèses sur toutes les réponses...!
 
La déception d'une danseuse...
En réponse à tes questions, j'ai effectivement abandonné le tango il y a 2 ans et demi maintenant pour les raisons données dans le questionnaire.
Définitivement?  Je ne sais pas, car je suis amoureuse de cette musique....et cela me manque terriblement. Certains jours, je regarde les différents cours qui existent sur Toulouse et je me dis : est- ce différent de ce que j'ai connu, je peux peut-être ressayer ? Mais non je ne le crois pas.
Donc pour le moment, je ne reprendrai pas pour ne pas reconnaître ces ambiances.
Quant à un message à faire passer :
Pour les milongueros/milongueras :
Un peu d humilité serait la bienvenue. Cette danse n'avait rien de "snob" à son origine ou, là encore, je n'ai rien compris, ce qui est possible (malgré les différentes lectures que j'ai pu faire sur cette danse, son origine et évolution )
Pour les professeurs :
Même si cette danse est avant tout de "l'improvisation", je crois qu'un manque de pédagogie explique aussi en partie la difficulté que certaines personnes peuvent rencontrer dans son apprentissage.
Lorsqu’on est "doué", pas de problème. Mais dans le cas contraire, je crois qu'il faut répéter, travailler, remontrer afin que l'élève puisse intégrer aussi bien physiquement qu'intellectuellement ce qui lui est enseigné. Mais aujourd'hui, il faut aller vite dans toute chose, alors, je crois que c'est utopique....
Quant aux organisateurs de milongas :
Ils n’y sont pour rien à mon avis. Le comportement de chaque danseur(se) est seul en cause.
Enfin, désolée d'être la seule à donner un avis aussi "négatif", mais je suis souvent rentrée "le cœur gros" après les milongas. Je souhaite bien sûr que mon témoignage reste anonyme. Si cela peut faire avancer les choses, mais j'en doute...car je me souviens effectivement ne pas avoir été la seule à déplorer cette ambiance et à avoir affronté le mépris et le dédain de certains.
Merci à toi que je ne connais pas et à tous ceux qui veulent essayer d'améliorer ce qui est.
 
Les "statistiques" d'un (ex-futur ?) danseur... 
J'ai arrêté de danser le tango il y a un an, à cause entre autre de l'ambiance des milongas. J'ai fait une pause côté danse. Je compte reprendre sous peu, mais peut être la salsa en débutant pour l'ambiance justement, bien que je préfère le tango à danser.
Le comportement élitiste des tangueros et tangueras doit changer.
Pour info: sur un groupe de 12 débutants, 1 an après 4 ont continué les cours et 6 sont allés à la salsa, au bout de 2 ans plus que  2 au tango. A la troisième année, plus aucun danseur/ danseuse de tango. En revanche, sur les 12 du début, ils sont toujours 4 à danser régulièrement la salsa après avoir quitté le tango. La raison principale: l'ambiance. Votre démarche est une très bonne initiative.
 
A SUIVRE…
 
N’hésitez pas à réagir, c’est par une meilleure connaissance des autres que nous évoluerons dans cette convivialité.
Comment nous plaçons-nous par rapport à cette convivialité ?
Quelle est notre attitude lors des milongas ? Quel est notre comportement ?
 
A bientôt...
 
Michel JOLY et le groupe « convivialité » de Tangopostale.
 
 

 

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