La ville des couteaux

 

Texte envoyé par l'Association Equipages.

 

Le passé récent de l’Argentine, le poids de la dictature et les fantômes des «disparus» collent aujourd’hui encore à la vie quotidienne de Buenos Aires comme la gomina à la coiffure d’un danseur de tango. Et c’est à une danse macabre sur fond de corruption et de règlements de compte, d’agents secrets et de réseaux nazis, de crise économique et de sanglots de bandonéon que nous convie cet auteur américain voyageur à travers cette fantastique plongée dans une ville plombée par son histoire.

 

 

Suivez le guide:

Silvia Santini, prostituée de haut vol, a été retrouvée adossée au mur du cimetière d'un quartier populaire de Buenos Aires, les mains attachées dans le dos et reliées à un noeud coulant passé autour de son cou ; la première page d'un journal militant contre la corruption politique a été enfoncée dans sa gorge.

Chargée de l'enquête, l'officier de police fédérale Marta Abecasis constate que la scène du crime a été complètement sabotée par la commissaire du quartier, Liliana Mendez. Délibérément ? La victime avait un souteneur yougoslave nommé Ivo Granic. Mais ce dernier a également été assassiné, et son corps présente les mêmes blessures que celui de Silvia Santini. Pour Marta, cela rappelle étonnamment les méthodes des tortionnaires de l'armée, à la sombre époque du "processus de réorganisation nationale", quand les opposants étaient des "disparus".

 

Fasciné par le tango, William Bayer a choisi de situer La ville des couteaux à Buenos Aires, métropole mythique et lourde d'un passé aussi riche que cruel. Son histoire est à l'image de la ville: peuplée de personnages troubles, foisonnante et pleine de faux-semblants: en un mot, envoûtante.

William Bayer est né le 20 février 1939 à Cleveland.
Diplômé en 1956 de l'Académie Philips Exeter (New Hampshire) et de l'Université Harvard de Cambridge (Massachusetts) en histoire de l'art. Il travaille au Musée d'art de Cleveland puis fait partie du service diplomatique du département d'Etat à Washington, Saïgon et New York

Commentaires

Comment: 

Un bon polar dont je me suis servi à Buenos Aires pour une ballade découverte en vélo sur les pas des personnages, amusant mais pas toujours facile !

D'ailleurs si celui ou celle à laquelle je l'ai prêté il ya quelques années pouvait me le rendre ...

A signaler aussi le Régine DEFORGES "Noir Tango" (n°4 de la série La Bicyclette Bleue) : pas de la grande littérature, des passages (inutilement ?) très durs, mais une bonne immersion dans un passé trouble de l'Argentine qui, hélas, permet de mieux comprendre les soubresauts de ce pays marqué de nombreux pêchés ioriginels, comme quelques autres.

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