Les danseuses, n'hésitez pas à inviter

Déjà en 1946, la Constitution Française proclamait : "La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme" ( lien) .

Je suis tombé sur un article qu'il me semble intéressant de diffuser. C'est écrit par un danseur de salsa mais, pour les danses de couple, que ce soit du tango, de la salsa, du rock,... les problématiques sont strictement les mêmes. Tangueros et tangueras, n'hésitez pas à lire cet article et à le mettre en pratique.

Note : le vocabulaire n'est pas celui du tango mais le fond est le même.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les filles n’osent pas inviter les garçons :

    Elles ont peur de décevoir le mec (genre pas assez de niveau et que le mec s'ennuie).
    Elles ont peur de se prendre un refus.
    C’est soit disant toujours aux garçons d’inviter.
    Elles ont peur de danser devant tout le monde.
    « Imagine, il est tellement deg’ qu’il me lâche en pleine danse ».

Pour résumer simplement, les filles, vous avez peur d’inviter car vous n’avez pas vraiment confiance en votre niveau. Vous pensez que vous allez vous mettre dans l’embarras (vous et le garçon) et que donc, il vaut mieux n’inviter personne.

Et ben détrompez-vous ! Les mecs adorent se faire inviter car :

    Cela les flattent.
    Cela inversent les rôles.
    Ils pensent qu’ils ont été observés précédemment et pensent qu’ils ont été jugé assez bon pour satisfaire «Madame».
    Ils pensent qu’ils sont meilleurs que ceux qui ne sont pas invités.

Bref, c’est agréable et surtout très flatteur. Du coup, le mec se sent pousser des ailes et danse vraiment mieux. En toute honnêteté, c’est très rare qu’un mec refuse de danser quand on l’invite.

Oui, mais ça, c’est pour inviter les danseurs « normaux ». Comment faire pour inviter les excellents danseurs ?

Alors avant toute chose, par pitié, éviter les phrases « je suis débutante ». Cela ne veut strictement rien dire. Est-ce que vous dansez depuis 1 mois ? Depuis 1 semaine ? Depuis aujourd’hui ? De toute façon, le mec se rendra vite compte de votre niveau dès la première passe, donc votre petite phrase ne sert pas à grand chose.

Les excellents danseurs étaient autrefois des débutants, ils ont dû inviter beaucoup de monde avant d’atteindre leur niveau et cela s’oublie difficilement. Donc n’hésitez surtout pas, cela fait toujours plaisir de retravailler des passes simples.

Puis bon entre nous, quitte à inviter autant inviter quelqu’un qui sait guider correctement (et corriger vos petites erreurs). Je pense qu’en recommandation finale, je vous conseillerais d’inviter les profs. Ils sont là pour ça et si vous avez participé aux cours qui ont précédés la soirée, vous aurez même l’occasion de pratiquer ce que vous venez de voir.

Autre chose, si vous souhaitez inviter quelqu’un, je vous conseille de guetter la piste de danse à la fin d’une musique. En général, il y a toujours entre 2 à 3 secondes de silence avant la musique suivante, et si on regarde bien, il y’a toujours des gens seuls qui restent au milieu de la piste, on va les appeler les "impatients". Ces personnes sont tout simplement des gens qui attendent d’être invités (ils ne prennent même pas le temps de retourner s’asseoir ou de siroter leurs boissons, ce sont des vrais danseurs « impatients »). Voila donc des cibles parfaites, par contre, il faut être rapide car s’il y a des "impatients" proches d’ "impatientes", ils vont s’inviter mutuellement et là, ça sera râpé !

Mesdames, vous l’aurez compris les risques sont très limités et le jeu en vaut vraiment la chandelle. En plus, c’est aussi une occasion de faire une nouvelle connaissance. Donc que demandez de plus ?

Merci à Souriya, l'auteur de ces lignes.

Commentaires

Comment: 

Merci CyberChris d'avoir relayé ce message, encore plus utile dans les milongas que dans les soirées salsa, rock ou "danses de salon".

Le tango s'alimente de sa charge historique et d'une culture spécifique qui contribue largement à son charme mais parfois entrave son développement.

Je ne compte plus les femmes qui, lassées de trop peu danser (entendez "être invitées") ont arrêté de le pratiquer, revenant parfois aux danses de salon qu'elles avaient quitté pour lui.

Les hommes y ont, collectivement, leur part de responsabilité mais la liberté s'acquiert le plus souvent par ceux (en l'occurence celles) qui n'en disposent pas.

Donc oui, je pense que les femmes ne doivent pas hésiter à se lever, si elles ne sont pas assez invitées, parler avec les danseurs pendant les cortinas, les inviter.

Les refus seront peu nombreux ou dûment expliqués (comme vous savez le faire vous mêmes mesdames) et tant pis pour ceux qui ne savent pas goûter le plaisir d'une invitation accompagnée d'un sourire. Je peine à les comprendre.

Dans ce domaine, les animateurs de la soirée (organisateur, DJ) ont un rôle à jouer, j'en connais qui le font très bien, comme toi justement CyberChris, et ce n'est pas un hasard que tu sois à l'origine de cette parution sur Danslesol.fr !

 

Comment: 

     Il nous faut (il m'a fallu...)un certain temps d'apprentissage, de pratique de milongas, d'observation de cette micro-société qu'est le milieu du tango, pour parvenir à une relative assurance donc pour comprendre que nous avons (que j'ai) notre responsablité dans l'invitation.

Les enquêtes et évaluations conduites par Michel Joly lors des 2 dernières éditions du Festival Tangopostale indiquent :

  • qu'un comportement ouvert, avenant, souriant est propice à être invitées,
  • que des stratégies de déplacement, d'engagement de la conversation, de reconnaissance des uns et des autres au fur et à mesure de la fréquentation des milongas conduisent à être invitées... Mais combien de temps nous faut-il à chacune de nous pour acquérir assurance dans la danse, pour surmonter notre timidité, pour remiser notre amour-propre dans l'hypothèse d'un refus ou de l'évitation manifeste... Néanmoins pratiquer une danse quelle qu'elle soit, est une recherche de plaisir pour chacun de nous, un moment agréable à partager en symbiose avec la musique et l'on peut comprendre ou il est légitime, que des choix de partenaires s'opèrent... L'observation dans les milongas vérifie cela : des circulations de partenaires sont vérouillées, les mêmes dansent avec les mêmes, plus rares sont les danseurs et danseuses qui tournent... Faut-il qualifier les premiers d'égocentriques, les seconds dans l'esprit du tango social ?
  • Conséquence : la plupart d'entre nous invitent ceux qu'elles connaissent, (moi en l'occurence), dont elles apprécient leur tango et leur guidage, sans leçon, sans être malmenées et bien qu'elles aimeraient "essayer" un tanguero familier des mêmes milongas mais pour lesquels elles sont transparentes, elles n'oseront pas aller vers eux...
  •  Je ne veux pas terminer sur ce constat de situations figées car des initiatives ou expériences tendent à faire évoluer les mentalités : ton rôle Chris de DJ à Tango entre Amis à LLORET (qui m'a fait avancer... merci !), écharpes blanches (2013), rubans à la chemise ou au T-shirt (2014), peut-être bracelet de laine au poignet (2015) à Tangopostale, l'atelier "tango, se rencontrer, s'écouter, communiquer" ce dernier-we à Auch .... Tout cela fait tâche d'huile ailleurs et c'est réconfortant... En même temps soyons réalistes : certains n'évolueront pas ! (c'est l'avis d'une tanguera !)
  • merci à Claude de permettre ces échanges sur le site danslesol.

Ajouter un commentaire

Filtered HTML

  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <blockquote> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question sert à vérifier que vous êtes bien humain et non un robot, et évite l'émission automatique de spams - respectez bien miniscules et majuscules..
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.