Retour de Tangopostale 2016 – Despedida

 

Cette année un flash spécial sur la despedida du dimanche 10 Juillet.

Flash est le mot qui convient bien, d’ailleurs !

C’était littéralement un bouquet final, une apothéose !

Après une semaine de danse pratiquement non stop sur les berges de la Garonne, ou dans les diverses milongas du soir, cette despedida est le lieu idéal pour prendre le frais, se reposer (me dis je… innocemment…). Que nenni, va revoir ta copie, va prendre une douche et reviens avec les idées claires ! Pas question de se reposer !!

On entre dans un espace qui ressemble, c’est la première impression bien sûr, à une vaste foire, une fête foraine comme celle de mon enfance (car il y a bien longtemps que je n’y vais plus…), avec toutes sortes d’activités, des espaces pour danser, à l’intérieur, en bas dans la grande salle, à l’étage dans la petite salle (où l’on étouffe un peu, très honnêtement) mais où l’on peut expérimenter la danse dans le noir complet (frissons garantis !), à l’extérieur sur une piste ombragée et donc plus fraîche qu’à l’intérieur… mais un peu en pente, dommage (qu’est ce qu’ils ont ces installateurs de planchers ? faut il leur réapprendre l’usage d’un niveau et de cales ? C’était la même chose à Limouzi ! Bref, mis à part ce petit détail, après un temps d’adaptation, comme apprendre à passer la première en montant et mettre les inverseurs dans la descente, c’est finalement très agréable. Et puis ça fait travailler d’autres muscles. C’est sympa de passer d’une salle à l’autre, on croise des gens, on papote, on passe devant les ventilos brumisateurs, ah quel bonheur !... et on peut même s’asseoir un moment sur les chaises prévues pour offrir un moment de repos justement mérité, à l’abri des regards et des invitations !

Certains semblent d’ailleurs avoir pris une sage décision, buller sur les transats gracieusement mis à disposition, et réquisitionnés vite fait par les plus rapides ! Je soupçonne certains d’avoir passé l’après midi là sans bouger…  

Un petit creux, ou besoin de s’humidifier le gosier, ou tout simplement pour prendre soin de ses ligaments soumis à rude épreuve ? Pas de problème, plusieurs stands sont là pour nous proposer un vaste choix de crêpes, d’empanadas, salades, et boissons en tous genres. Avec des coins refuge pour s’attabler et papoter (encore !) avec les amis, les anciens et les nouveaux !

Manque plus que les croustillons et les barbes à papa pour parfaire l’illusion de fête foraine champêtre.

Un grand moment de convivialité et de détente, une belle occasion pour voir et revoir ceux que l’on a aperçus durant la semaine, ou ratés car il était parfois difficile de retrouver quelqu’un dans certaines soirées (genre MJC Pont des Demoiselles ou Studio Hop !).

J’allais oublier, on a pu aussi danser le tango, et parfois, et même souvent :-) très bien, grâce aux DJs qui se sont succédés aux platines et qui ont su, une fois de plus, nous faire vibrer, tourner, virevolter, et nous faire rendre les dernières goutes d’énergie qui trainaient encore quelque part au fond de nos corps meurtris, fatigués, mais heureux !  Moi je pense qu’il y a quand même un brin de masochisme au fond de chacun de nous, mais bon, c’est mon opinion…

 

A l’année prochaine !

 

Claude Gosselin

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et des photos de Tangopostale 2016 accessibles sur ce lien (FaceBook)  et ce lien (FaceBook)  et ce lien (FaceBook) et bien sûr sur le site de Tangopostale et une vidéo intéressante  sur ce lien.

Commentaires

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Merci pour cet article Claude qui nous dépeint de façon trés réaliste et trés poëtique cette superbe, chaude et dansante journée de dimanche, la despedida...

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Me voici rentrée chez moi après avoir passé une excellente semaine à Toulouse.La ville est magnifique ... remplie de merveilleux endroits à découvrir !J'ai apprécié tous les moments de danse sur la Place Saint-Pierre ainsi que les soirées tango organisées du mardi au samedi.L'apothéose fut le dimanche avec le bon repas à midi et toutes les activités qui ont ponctué la journée et la soirée : le chanteur David ... , le duo de guitare, les démos, les tandas mais aussi les moments de farniente sur les transats ou chaises à l'ombre en savourant une bonne bière rafraîchissante.Bref, me voilà regonflée à bloc pour continuer ma longue route dans la pratique du tango qui peut être à la fois si décourageante et si excitante ! BRAVO à toute l'organisation !!!

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Je tiens à féliciter les organisateurs, organisatrices, pour la qualité du programme de tangopostale 2016. De la danse, de la culture, de l'humain ont permis une convivialité délicieuse à mon sens et un partage de tous les instants avec des tangueras, tangueros et public venus de nombreux autres pays, de multiples autres régions, ce qui fait vraiment de tangopostale un festival international. Tanguer à l'air libre à toulouse même en soirée et nuit était une évidence (presque une évi-danse) enfin comprise et réalisée. Même si la piste place st pierre s'est avérée trop petite et le plancher extérieur ramonville mal nivelé, les ombrages naturels des après-midi et la douce unesc(o)-eau du canal du midi en soirée ont extériorisé sensualité et émotion dans l'approche musicale de belle tonalité qu'ont su nous faire apprécier orchestres, dj's, chanteurs invités. Je me déplace assez souvent et je sais que désormais tangopostale est devenu l'ambassadeur du tango argentin à toulouse. Une référence incontournable et méritée. Bravo et merci. jacky

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Que dire de la Despedida, c'est le jour que je préfère lors d'un festival !

Il y a à la fois moins de monde (il y en avait encore beaucoup cette année), enfin on respire et puis surtout on peut retrouver les danseurs qu'on a rencontrés et avec qui on peut passer un peu plus de temps. C'est en ce sens que la despedida est toujours une milonga très conviviale ; toute une journée, pour danser, se rafraîchir, manger, se reposer, discuter, un moment de bonheur ...

Bravo aux organisateurs pour cette journée. Je ne dirai pas la même chose des 2 autres soirées à Ramonville, où il était impossible de se retrouver pour une pause entre amis. Pas de table, des gens qui se croisaient entre intérieur et extérieur, indifférents les uns aux autres ; un parquet extérieur sur lequel beaucoup d'hommes ne voulaient pas danser !

Il m'a semblé que les femmes invitaient autant que les hommes, bravo et heureusement pour elles, car dans cette foule, sans connaissances,  il était difficile de se faire inviter.

Cependant Messieurs, je vous ai vu refuser et ça c'est pas sympa !

Merci Claude, qui a toujours répondu présent lorque j'ai voulu danser !

A bientôt pour une autre milonga