Retour du festival de Bâle (2 au 6 Avril 2015)

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La Suisse, ses banques d’affaires, son chocolat, sa montagne…autant d’images qui trottent  encore dans ma tête quand j’arrive à l’aéroport de Mulhouse/ Bâle, sous un froid de canard!

Changement de langue, changement de monnaie, changement de météo (il faisait beau et doux à Toulouse…), il est temps que je retrouve vite mes repères.

Bus et tram me conduisent à l’appartement sans aucune difficulté. Salut aux copains déjà en place qui sont sur les starting blocks, prêts à partir en milonga. C’est juste à côté, dans la même rue, bravo à Jana qui a choisi l’appart!

Mon pass me donne accès aux milongas à l’étage, dans une petite salle chaleureuse, aussi bien qu’à celles du rez de chaussée, dans une grande et magnifique salle avec accueil très stylé, bar et stand de chaussures, vestiaire et tout le tralala, la classe!

Ce soir (vendredi) je fais des aller/retours rez de chaussée/étage, je n’arrive pas à rester en place; attiré par l’ambiance et la qualité de la prestation de l’orchestre (plutôt genre nuevo), mais qui n’arrive cependant pas à me retenir, et je préfère finalement aller danser à l’étage où l’on se marche sur les pieds, on joue des coudes pour se faire un passage jusqu’au bar, mais peu importe puisque le rythme et la bonne "onde" sont au RDV.

Les heures passent très rapidement et à 4h du matin nous retournons à l’appart pour discuter tous les 6, de tango, et puis de tango, et encore de tango…accompagnés par un petit vin italien apporté par l’un d’entre nous, fin connaisseur en vin rouge et en tangueras (pas de rapport, je sais).

Le lendemain samedi on recommence! Les repas sont complètement décalés (petit déjeuner à midi, sieste rapide et départ pour la journée marathon. La salle à l’étage est ouverte "non stop" à partir de 14h jusqu’à 6h30 du matin. Dans la grande salle ce soir nous avons l’orchestre Solo Tango, 5 musiciens de grande qualité (piano, bandonéon, contre basse, 2 violons) qui nous régalent pour un concert de Piazzolla, accompagnés d’un couple de danseurs (Ruben et Sabrina Veliz), qui évoluent sur une scène surélevée mais un peu étroite.

Chapeau pour l’exploit des danseurs, et grande admiration pour les musiciens qui savent restituer avec éclat et virtuosité l’œuvre de Piazzolla à travers une quinzaine de morceaux judicieusement choisis.

Après le concert nous avons droit à une démo de Chicho et Juana. Moi j’aime beaucoup la façon de danser décontractée de Chicho et la souplesse de ses enchaînements. D’autres personnes trouvent que cela manque de sensualité…Impossible de mettre tout le monde d’accord! Beaucoup  remontent ensuite à l’étage pour se dérouiller les jambes et continuer la nuit de folie, habituelle des passionnés de tango…

Dimanche (3eme jour pour moi mais 4eme jour du festival) on poursuit avec les mêmes. Eh oui car maintenant on commence à repérer quelques visages connus. La mirada/cabeceo fonctionne très bien dans cette salle à l'étage à dimension humaine. Les danseurs (hommes et femmes) sont essentiellement Suisses (normal), Allemands (normal aussi) et Français (certains viennent même de Toulouse…). Je n’ai pas le temps de questionner ni de demander le pedigree de tout le monde, mais la langue parlée est plutôt l’Allemand, et les danseurs plutôt de grands gabarits, respectueux des règles et très aimables (voilà comme ça j’aurai pas d’histoire avec les Allemands… ;-)).

L’orchestre Solo Tango a signé pour une deuxième soirée, pour notre plus grand plaisir, et cette fois ci nous pouvons danser tout en écoutant leur prestation (double bénéfice!). Sur des morceaux issus d’un répertoire plus classiques, nous évoluons dans cette grande et magnifique salle, sur un beau parquet de bois, avec une acoustique et une sono parfaites, dans une ambiance classe et chaleureuse. Voilà je n’en dirai pas plus!

Puis c’est l’instant des démos des maestros (Gustavo et Giselle Anne ; Ruben et Sabrina), magiques et sans surprise.

Superbe soirée, eh oui il faut savoir reconnaître les moments magiques, ceux qui vous laissent pour longtemps, dans la mémoire, des images, des sons, des couleurs, des paroles des personnes qui vous accompagnent…

Dimanche était mon dernier jour à Bâle mais il fut bien rempli, avec une petite ballade à pieds l’après midi dans le vieux village (centre ville). Bâle n’est pas une ville très étendue, on y circule facilement en tram, ces charmants engins qui grincent et tanguent à chaque changement de direction, à taille humaine. On s’y sent bien, la vie semble y être paisible, petites ruelles, beaux édifices, des jardins, les berges du Rhin avec les façades des  maisons anciennes,  et très propre (non je ne ferai aucune comparaison avec Toulouse…).

Alors moi je signe pour l’année prochaine, avec la même équipe!

Claude Gosselin

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