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Notre stage, Sophro Tango, un mouvement intérieur qui se voit de l’extérieur – Retour sur Stage Sophro Tango

Par Vanessa GINESTET, Sophrologue certifiée RNCP 

Le stage SOPHRO TANGO : faire briller son tango.
Je suis danseuse de tango depuis de très nombreuses années et je suis aussi sophrologue certifiée à Toulouse.
J’ai eu l’immense chance de mener un stage de 5 séances de sophrologie pour les danseurs de tango, en partenariat avec Marina CARRANZA et Aqui Macorina.
Cette aventure s’est concrétisée autour d’une double motivation qui a réuni Marina et moi : – tout d’abord Marina CARRANZA a eu envie de « nourrir » ses cours d’interventions complémentaires sensées apporter aux élèves et danseurs des perspectives enrichies pour explorer et améliorer leur tango par d’autres approches.
C’est tout en son honneur d’ailleurs, et je tiens à saluer cette confiance et ce regard ouvert très large autour de ce fameux tango ; et de tout ce qui peut le faire mieux « briller ». – moi, de mon côté, j’avais envie de transmettre un bout de mon parcours :
depuis que je suis sophrologue, toute ma vie a changé et notamment mon tango.
Cette pratique de la sophrologie (véritable art de vivre et travail sur soi) m’a permis d’asseoir, comprendre, approfondir et affirmer ma danse, sans « chichi » mais en profondeur et de façon naturelle et spontanée. Je n’ai pas cherché à « briller » mais je me suis sentie « briller » intérieurement dans mon tango, aidée de ma pratique en
sophrologie.
Marina m’a fait confiance et hop, voilà comment l’aventure a commencé.
Alors voilà ce qui s’est passé dans ce stage.
Rien n’est facile dans la démarche de venir en sophrologie, travailler sur soi, s’exposer, sortir de ses sentiers battus et se remettre en question, aller chercher dedans (nos sensations, nos pensés, nos émotions, nos valeurs) ce que souvent on veut trouver dehors (reproduire un mouvement mimé, montrer ou se montrer, attendre des cavaliers ou de la musique ou du lieu des choses qu’ils ne peuvent nous offrir…
et vivre la déception notamment).
Rien n’est facile non plus pour parvenir à danser plutôt convenablement ce satané tango ! N’est-ce pas, amis tangueros et tangueras ? Je pense que personne ne me contredira sur ce point : tout le monde s’accorde sur le fait que le tango est très exigeant et difficile.
Exigeant physiquement, exigeant pour être musical, exigeant car on est 2 (le couple de danse enlacé) et même 3 avec la musique.
Comment bien danser avec son partenaire si déjà, on est soi-même dissocié de son propre corps, de son propre mental, de ses propres états émotionnels, de sa propre disponibilité … ?
Comment accueillir l’autre dans ses bras et sur cette musique (qui en a tant à dire) et dans ce bal, si moi, je ne suis pas connecté aux ingrédients de ma conscience corporelle qui vont me permettre d’engager une danse? Mon énergie du moment, mon axe, mon équilibre, ma respiration, mes tensions, ma posture… ma capacité à ressentir toutes les parties de mon corps séparément et aussi ensemble, ma capacité à relâcher mes tensions ou corriger ma posture en conscience…. Tout ça est un travail intérieur et profond, lent et subtil qui permet d’affiner durablement et progressivement sa façon de danser et son plaisir corporel dans le tango.
Comment accueillir mon partenaire et la musique, à nouveau, sans cette disponibilité mentale et émotionnelle si essentielles, sans être connecté à mes valeurs profondes qui ont guidé mes pas vers ce qui me relie à cette danse tango ?
Si mon esprit est vagabond et m’éloigne de cet instant où je suis en train de danser, si je suis préoccupé par diverses choses alors que je danse, si mes tourments émotionnels (frustration, agacement, colère, déception, déprime … ) prennent « le pas » à mon insu sur le tango que je suis en train de danser, il y a fort à penser que mon tango ne sera pas investi. Je danserai comme un automate sur une piste. Je danserai comme une ombre de moi-même.
Si au contraire je fais cette démarche d’aller en moi sonder mes préoccupations internes, leur donner du sens, les accepter, les faire vivre, les dépasser et les exploiter pleinement dans mon tango, alors, là, je serai ombre et lumière en même temps, je serai la lumière de mon ombre sur la piste, je serai « aligné » et cela me fera briller !
Cette expérience vécue est décrite par les participants à ce stage.
Évidemment, tout au long du stage, de très nombreux échanges personnels ont eu lieu, dans la confiance et la confidence du groupe, aussi bien sur les difficultés propres à chacun (au niveau corporel, mental ou émotionnel) comme par exemple la frustration fréquente à gérer en bal quand on se fait critiquer par son partenaire de
danse quant à sa qualité, ou plutôt ses défauts, de danseur.
Ou comme autre exemple les motivations qui nous amènent à danser et qui dysfonctionnent avec certaines personnes (certains ont l’air de « vouloir faire les beaux » alors que moi j’ai envie de m’accorder du mieux que je le peux avec mon partenaire, j’ai envie de communier avec lui et la musique… Opposition des valeurs, désaccord, dés-à-corps, pensées négatives qu’on met en branle, frustrations, dégoût…).
Des questions nombreuses ont eu lieu sur la « bonne » manière de respirer, sur les moyens de travailler son équilibre et son axe, sur les « trucs et astuces » pour être plus « relax » corps et tête quand on arrive au bal de tango, de façon à, le plus rapidement possible, laisser de côté nos états d’âme, nous délester et investir un corps et un mental disponibles pour mieux vivre le bal.
Tous ces échanges ont été très intéressants et très nourris.
Ce sont ainsi les stagiaires qui en parlent sûrement le mieux, de ce stage, donc je leur donne la parole :
L’un des stagiaires dit par exemple : « je suis beaucoup plus détendu et investi dans mon corps, j’habite davantage mon corps et je suis plus centré, je suis aussi plus disponible dans ma tête et j’ai plus confiance en moi… je peux donc être plus créatif, je suis plus libre d’explorer d’autres choses dans ma danse… »
Une autre personne dit : « ce que je retiens c’est surtout ma conscience corporelle et aussi tout le travail sur l’équilibre, la posture du bassin, ma position de la tête, ma respiration abdominale… j’ai du travail à faire mais j’ai trouvé des clés supplémentaires pour m’améliorer… et puis j’ai senti que si je suis plus tranquille et confiant en moi, ça ira bien mieux pour ma danse ! »
L’un nous confie son assurance dans ses choix et ses limites : « j’ai plus pris conscience que je peux aussi décider de ne plus aller dans certaines milongas, que je peux arrêter de me forcer… ».
Un stagiaire qui nous a émus raconte : « avant, je n’osais pas inviter des partenaires de danse plus grands que moi, par peur du regard moqueur des spectateurs autour de la piste…. Et puis l’autre jour, j’ai spontanément invité un partenaire plus grand et nous avons vraiment bien dansé, je me sentais bien, je crois qu’on devait être pas
mal, d’ailleurs on nous a photographiés… j’étais super content».
Cette 1ère édition du stage sophro tango fera je l’espère des petits et des adeptes intéressés par cette envie de faire briller son tango de l’intérieur vers l’extérieur, en douceur et en efficacité, visiblement.

Vanessa GINESTET, Sophrologue certifiée RNCP 

pour Sophro Fly 🦋

Sophrologie-Pleine conscience- EFT Clinique-Respiration

vanessa.ginestet@orange.fr
06 79 71 04 29

L-Vend: 8h30 – 20h             

➢ voir le site sophrofly.fr 
 prendre 1 RDV individuel sur l’agenda en ligne de ce site

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Deux pistes pour le prix d’une ?

Une nouvelle tanda vient de commencer. Dès les premières notes j’ai compris que je n’allais pas pouvoir tenir encore bien longtemps.

Cette fois c’est sûr j’y vais, je change de salle. Avec ce DJ j’ai vite compris que je ne resterai pas longtemps ici. Certes la musique est bonne mais pas dans mon état d’esprit de ce soir. J’ai besoin de bouger, j’ai besoin de m’exprimer un peu plus.

Depuis quelques années déjà dans les grands festivals nous avons le choix dans la même soirée entre une piste avec la milonga traditionnelle et une autre avec une musique plus… moderne.

C’est très pratique, un changement d’humeur, une personne que l’on veut suivre, et hop je change de salle. En général la deuxième salle est plus petite. L’ambiance est complètement différente.

On a l’impression de rentrer dans un temple, fréquenté par des initiés, on se reconnaît facilement entre « adeptes ». Celle-là elle était tout à l’heure dans la grande salle, et la grande là-bas je ne la vois que dans cette salle. Une mordue du jeter de jambes très certainement.
Je suis bien tombé, la musique me plaît. J’ai envie de m’y mettre tout de suite.

Il y a là aussi pas mal de tangueras qui attendent, mais attention c’est un peu différent. Il y a à peu près autant d’homme que de femmes. Bizarre ? On dirait que les danseurs/danseuses sont plus sélectifs sur la musique, et préfèrent attendre ..

J’attends donc mon tour et je me dirige vers une tanguera qui peut correspondre à ma taille, c’est très important pour ce type de danse.

Ce sont en général de très bonnes danseuses. Qui aiment bouger, qui aiment les changements de rythmes, bref qui aiment s’exprimer !
La musique est souvent très spéciale, et pas toujours dansable. Du moins en ce qui me concerne !. On a du nuevo, et/ou de l’alternatif. Certains DJ sont orientés nuevo, et on reconnait alors le tango, d’autres fois c’est carrément déjanté, très planant ou alors très rythmé … L’alternatif propose en général des thèmes connus, plus dansables, mais il faut quand même faire un gros effort pour l’adaptation au tango.

En général il n’y a pas de tandas . Les morceaux s’enchaînent et ne se ressemblent guère. Au bout d’un moment je décide de retourner dans la grande salle.

Alors, est-ce bien raisonnable ?
Comment font-ils ? Comment peut-on rentabiliser un festival avec deux salles, donc deux DJ en parallèle ?

Une bonne occasion pour les DJ peu connus de se faire connaître justement. Pour l’instant je n’ai vu ça que dans les grands festivals.

Le dernier en date c’était un festival bien connu du sud de la France. Heureusement parce qu’il y avait tellement de monde que ça a permis de scinder les danseurs en deux groupes et donner un peu de liberté. Un peu d’air !

Du point de vue des danseurs on pourrait dire que c’est plutôt avantageux, pour les raisons exposées ci dessus; du point de vue des DJ c’est une belle occasion de s’exprimer, de montrer de quoi on est capable; et pour les organisateurs qui ont assez de moyens pour proposer deux salles c’est aussi une manière de limiter les risques de mécontentement, en offrant une plus grande diversité bien sûr, mais également la possibilité de délester, de répartir les danseurs quand ils sont trop nombreux, quand la chaleur est trop élevée, quand il y a trop de bousculade …

Et j’allais oublier un élément essentiel … la circulation des personnes qui changent de salles permet de favoriser les rencontres, les discussions, les invitations, et apporte de ce fait un petit plus dans la bonne ambiance générale ..

Claude Gosselin

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