Les joies du Festival...

Depuis que je sais prendre du plaisir à danser le tango, je fréquente les festivals.

Il y a beaucoup de festivals, en France et à l’étranger. Sur tous les continents, on peut y aller par tous les moyens, en avion, en bateau (si.. si, il y a des croisières tango !), en voiture bien sûr, et même en métro quand le festival a lieu dans sa propre ville.

Il faut bien l’admettre, nous les tangueros, on a un avantage, on peut associer notre passion (le tango bien sûr) avec un voyage d’agrément, des vacances, la découverte d’une région ou d’un pays. Pour les moins passionnés, les découvertes et les visites se feront dans la journée, et alors il faudra faire « sauter » quelques cours qui ont lieu généralement l’après midi (et quelques uns le matin pour les plus courageux). Pour les plus enragés le tourisme se fera en dehors de la période du festival.

Tout cela a un coût. Généralement les tangueros qui suivent leur passion sont conduits à circuler beaucoup et doivent ménager leurs dépenses. Il faut donc couper là où ça peut faire mal, c'est-à-dire le confort.

Il y a les adeptes du camping car ou même de la toile, c’est bien l’été, et ceux qui préfèrent le « luxe » d’un hôtel avec douche pour se remettre de la fatigue accumulée durant ces longues heures de pratiques.

Ceux qui n’ont pas la « chance » d’être en couple partageront une chambre avec des copains/copines, et c’est là que les problèmes peuvent commencer…Parce que bien sûr les horaires sont assez élastiques, et chacun gère sa vie à sa manière…

Le covoiturage pour se rendre de l’hôtel aux milongas impose une certaine discipline, de l’organisation, et surtout une horloge biologique calée sur les mêmes rythmes ! Pas évident quand le copain/copine a décidé de rester plus tard à la milonga parce que ce soir il est très en forme et la musique lui plaît. Ou bien parce qu’il a fait une rencontre et que le temps passe plus vite quand on discute accoudé au bar et que l’on a commencé à raconter sa vie à la tanguera (que l’on vient d’inviter pour la troisième fois de la soirée), et qui semble s’intéresser au flot de paroles que l’on déverse après ce quatrième verre de Gato Negro…Il fait chaud ce soir, on a soif…

L’organisation ! C’est le mot d’ordre de ceux qui mettent en place le festival, un sacré boulot, mais cela s’applique aussi aux festivaliers !

Il faut donc gérer tout un tas de trucs, avec d’autres personnes qui vont nous accompagner durant ce festival. Et il faut aussi ne pas se laisser épuiser par toutes les sollicitations qui sont nombreuses.

Les cours, les milongas organisées dans la journée, dans le parc ou sur la place, celles qui suivent dans la rue en face du petit bar, l’officielle le soir dans la grande salle, le retour à 4 heures du matin, et je recommence le lendemain…

Et je me nourris avec n’importe quoi ! Je saute le petit déjeuner parceque je suis resté trop longtemps au lit,  j’avale des tapas sur le pouce, une ou deux ampanadas, ou une crêpe…Mon estomac n’est satisfait que lorsqu’on prend le temps de se retrouver entre amis au restaurant du coin pour un vrai repas !

Le festival c’est un lieu, un moment, décalés, en dehors du temps, une vie trépidante, joyeuse, chargée d’émotions et de sensations de toutes sortes, que l’on quitte souvent avec beaucoup de regrets…

C’est quand le prochain déjà ?...

Claude Gosselin

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Commentaires

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Bref, on y dort  pa beaucoup et on bouffe n'importe comment. Pas très sain tout ça. Et après, des naifs veulent nous faire croire que c'est bon pour la santé!

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En tous cas c'est bon pour le moral !!