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Milongas sauvages, milonguitas en casa… ceux qui dansent avec les autres

Un texte très intéressant, et qui prend une position affirmée, d’une nouvelle venue sur danslesol.fr: Cécile Ravel

Lachez vous sur les commentaires!!

Traduit également en Italien et en Espagnol:

Milonghe illegali, milonghe in casa … quelli che ballano con gli altri.
Milongas salvajes, milonguitas en casa,….los que bailan con los demás

Depuis quelques semaines des tribunes sont publiées sur les réseaux sociaux condamnant les milongas clandestines, sauvages ou même privées dans différents pays, récemment en Italie et en France. Les réactions à ces communiqués sont à l’image des divisions de la population sur les questions de la pandémie, sur sa gestion et sur son traitement politique et médiatique. C’est-à-dire extrêmement clivantes et clivées. Le tango n’échappe pas à cette division et cette danse qui est l’expression de notre relation à notre corps et au corps de l’autre, devient le révélateur de notre relation à la maladie, aux microbes, aux virus.
Il est peut-être temps de construire un débat sur l’avenir du tango depuis le début de l’affaire covid-19.


Je n’interviendrai que sur les milongas dans l’espace privé, (parce que celles-ci ont été condamnées aussi par des tribunes sur les réseaux sociaux) mais voudrai expliquer en quoi elles ont un rôle bénéfique (ou néfaste, chacun jugera) sur les milongas publiques, lorsque celles-ci redeviendront légales.
Tout d’abord il est utile de rappeler qu’en France, depuis le 11 mai, la loi concernant les rassemblements de maximum 10 personnes ne s’applique qu’à l’espace public et ne concerne pas la sphère privée, le Conseil Constitutionnel ayant rejeté la décision de l’État d’interdire les rassemblements de plus de 10 personnes au domicile des gens. Et que chacun dans notre République est libre, pour l’instant, de faire la fête à son domicile avec sa famille et ses amis.

On peut se réjouir de constater que le désir de danser ne s’est pas éteint en Italie, ni en France, et qu’en dépit du désastre sanitaire, puis en dépit d’une peur entretenue par médias et gouvernement, les gens dansent le tango, en petit comité, souvent limité à 2 couples, dans leur salon, dans leur garage… c’est heureux, la vitalité du tango est toujours là ou est revenue. En France, un peu partout, avec ou sans masque, depuis quelques semaines, le même désir a repris, les milongas privées ou sauvages se multiplient, tandis que les taux d’hospitalisation diminuent inexorablement et que légalement les terrasses se remplissent, les trains bondés sans distanciation physique circulent, les terrains de baskets et de rugby rouvrent, et tout cela, associé à des annonces répétées de mises en garde dans les médias officiels, sur toutes les plate-formes, dans tout l’espace public.
Le tango est comme disait un ami de Montevideo: « le dernier sur la liste » (de la levée des mesures sanitaires). Danse qui permet de nous étreindre de façon extrêmement rapprochée, et de façon quasi continue, le temps de 3 à 4 morceaux consécutifs.
Danser le tango aujourd’hui est peut-être une façon d’affirmer clairement que nous n’avons pas peur et que la maladie, les virus peuvent ou ne peuvent pas circuler, et qu’aujourd’hui, si en dépit des milongas, des terrasses et des trains bondés, il n’y a pas d’explosion des hospitalisations, c’est la preuve flagrante de la fin de l’épidémie ou de sa virulence.
Donc, danser le tango aujourd’hui est un geste inconscient, irresponsable, incivique, égoïste pour certains, mais pour moi il devient la bannière de la liberté, de la vie et de la fin du virus. Et danser devient alors un acte politique.
Pourquoi ai-je choisi de danser le tango avec des amis en ce moment? Parce que je crois sincèrement que si nous n’envoyons pas de signes forts, si nous attendons sagement l’hypothétique feu vert des autorités sanitaires, le tango sera une danse très strictement encadrée et/ou réprimée dans un futur proche: dans le pire des scénarios, malheureusement imaginé déjà par certains gouvernements et par un certain Bill Gates, l’accès aux salles de sports et de danse et à certains lieux publics ne se fera qu’avec des carnets de vaccination à jour et/ou masques obligatoires. Personnellement je ne souhaite pas avoir mon accès à une milonga conditionné par le port du masque, ou à la présentation d’un carnet de vaccination.
Si cela devait se produire, ce serait pour moi un recul de notre condition humaine, de l’expression de notre liberté et de notre relation à l’autre. Ce serait une page profondément altérée de l’histoire et de l’essence du tango, patrimoine immatériel de l’humanité.

Je crains en effet qu’il nous faudra des mois, même après la levée des états d’urgence sanitaire, pour parvenir à ramener les cohortes de danseurs insouciants dans les grands festivals, dans les écoles de danse, car la peur et la culpabilité d’une grande partie de ces danseurs est aujourd’hui durablement installée. Nous aurons du mal à la vaincre cette angoisse, après ces mois d’interdiction imposés dans nos pays. Il est fort possible que le public de tangueros finisse par diminuer, et qu’ainsi nos festivals de tango qui drainaient grands orchestres et maestros soient obligés de revoir leurs ambitions et leur jauge, sacrément à la baisse (d’autant que ces jauges réduites seront imposées d’en haut, au nom de l’hygiénisme de ces temps nouveaux)
Toute une économie du tango est en train de péricliter, beaucoup d’enseignants et d’orchestres vivant du tango sont en situation économique catastrophique. La sagesse de l’attente de la levée des mesures d’interdiction préconisées par certaines écoles ou associations de tango peut se révéler périlleuse, si s’installe durablement un modèle hygiéniste que je crois nécessaire de combattre.

Alors, peut-être que l’espoir est porté par ceux qui refusent de céder à la peur et qui relancent ce qui était aux origines des bals tangos: milonguitas en casa, milonguitas de quartier, avec quelques couples de connaissance. Petites milongas intimes, basées sur un principe de confiance mutuelle, personnes invitées ou recommandées, mini-encuentros, dans un cadre strictement privé, et finalement gratuit ou presque, avec beaucoup de convivialité et de chaleur humaine, loin de l’anonymat de certains festivals. Et comme les jauges sont petites, il y en aura partout et plein de ces petites milongas, pour que tout le monde en profite. C’est ce qui est en train de se passer en ce moment dans les maisons des uns et des autres qui sont aux avant-postes de cette bataille pour défendre le tango contre la peur et l’obsession sécuritaire. Et peut-être que ça et là, on invitera un ou deux copains musiciens pour agrémenter la soirée en plus des DJ amis, en acoustique, pour ne pas gêner les voisins.
Certes, reviendront les milongas autorisées en plein air, avec des jauges importantes, qui pourront refleurir au gré des conditions météorologiques, tandis que probablement les salles grandes ou moyennes se videront en partie, car des danseurs les fuiront par peur des microbes ou des virus, ou par ras-le-bol du contrôle ou des masques.

J’ai tendance à croire que l’histoire n’attend pas, et qu’en désobéissant, nous sommes très modestement en train d’essayer de sauver, un peu, le tango, et craignons qu’attendre l’autorisation de l’abrazo, en salle ou dehors, soit une attente suicidaire pour notre passion. Ne condamnons pas si vite ceux qui dansent avec les autres.

Cécile Ravel

Milonghe illegali, milonghe in casa … quelli che ballano con gli altri.

Da qualche tempo nei social sono pubblicati articoli che condannano le milonghe clandestine illegali ed anche private in diversi paesi, recentemente in Italia e Francia. Le reazioni a questi comunicati rappresentano la divisione della gente sull’argomento della pandemia e sulla sua gestione sanitaria, sulla sua gestione politica e mediatica. In effetti estremamente contrastanti e divise. Il tango non sfugge a questa divisione e questo ballo che è l’espressione della relazione con il nostro corpo e con il corpo dell’altra/o, diventa rivelatore del nostro rapporto con la malattia, con i microbi, con i virus.
Senza dubbio è il momento che sia lanciato il dibattito sull’avvenire del tango in Europa dall’inizio del caso covid-19.
Interverrò solo sulle milonghe nell’area privata (perché anche queste sono state condannate nei commenti sui social), ma vorrei spiegare in che modo hanno un ruolo benefico (o nefasto, ognuno giudicherà) per le milonghe pubbliche, quando queste ritorneranno legali.
Innanzitutto è utile ricordare che in Francia, dopo l’11 maggio, la legge che riguarda gli assembramenti con massimo 10 persone si applica agli spazi pubblici e non alla sfera privata, avendo il Consiglio Costituzionale invalidato la decisione dello Stato di proibire gli assembramenti con più di 10 persone nei domicili privati. Quindi nelle nostra Repubblica ognuno è libero, per adesso, di organizzare feste nel proprio domicilio con la famiglia ed i suoi amici
Nel leggere il comunicato dei nostri amici tangueri italiani, si scopre con gioia, che il desiderio di ballare non si è spento in Italia, e che nonostante il disastro sanitario, nonostante la paura diffusa dai media e dal governo, la gente balla tango, in piccoli gruppi, sovente limitato a 2 coppie, nel salone di casa, nel garage … è bello, la vitalità del tango è sempre presente lì dove è arrivata.
In Francia, un po’ dappertutto, con o senza mascherina, da qualche settimana, lo stesso desiderio di riprendere, le milonghe private o illegali si moltiplicano, mentre i numeri dei ricoveri ospedalieri diminuiscono inesorabilmente, e che legalmente le terrazze si riempiono, i treni affollati senza distanziamento sociale viaggiano, i campi da basket e da rugby riaprono, e tutto questo, malgrado ripetuti annunci di prudenza nei media ufficiali, su tutte le piattaforme, in tutti gli spazi pubblici.
Il tango è come dice un amico di Montevideo: “l’ultimo della lista” (nell’abolizione delle misure sanitarie). Ballo che permette di abbracciarci in modo estremamente intimo, ed in maniera quasi continuativa per il tempo di 3 – 4 brani consecutivi. Ballare il tango oggi è un modo d’affermare che noi non abbiamo paura e che la malattia, i virus, possono e non possono circolare, e che oggi, nonostante le milonghe, le terrazze ed i treni affollati, non c’è un’esplosione di ricoveri, è la prova lampante della fine dell’epidemia o della sua virulenza.
Quindi, ballare il tango oggi, è un gesto incosciente, irresponsabile, incivile per qualcuno, per me diventa la bandiera della libertà, della vita e della fine del virus. Dunque ballare diventa un atto politico
Perché vado a ballare tra amici? Perché credo sinceramente che se noi non mandiamo dei segnali forti, se noi aspettiamo saggiamente il semaforo verde delle autorità sanitarie di tutto il mondo, in un prossimo futuro il tango sarà rigorosamente un ballo inquadrato o represso.
Nel peggiore degli scenari possibili, purtroppo già immaginato da alcuni governi e un certo Bill Gates, l’accesso alle palestre ed alle sale da ballo ed a certi luoghi pubblici sarà possibile solo con certificati di vaccinazione aggiornati e/o con mascherine obbligatorie.
Personalmente non desidero avere accesso ad una milonga condizionata dall’indossare una mascherina, o dall’esibire un certificato medico di vaccinazione.
Se ciò dovesse accadere, sarebbe per me un regresso della nostra condizione umana, dell’espressione della nostra libertà e del nostro rapporto con l’altro. Sarebbe una pagina profondamente alterata della storia e dell’essenza del tango, patrimonio immateriale dell’umanità.

Ecco cosa temo: ci vorranno dei mesi, anche dopo l’abolizione dello stato di urgenza sanitario, per riportare le moltitudini dei ballerini spensierati nei grandi festival, nelle scuole di ballo, perché la paura ed il senso di colpa in questi ballerini è radicato in modo permanente. Avremo difficoltà a superare questa angoscia, dopo questi mesi di divieto imposti nei nostri paesi. È molto verosimile che il pubblico tanguero finisca per diminuire, ed i nostri grandi festival che invitavano grandi orchestre e maestri saranno costretti di rivedere le loro ambizioni e loro misure, decisamente al ribasso (soprattutto perché queste misure saranno imposte dall’alto, in nome dell’igiene di questi nuovi tempi)
L’economia del tango sta già fallendo, molti tra insegnanti ed orchestre che vivono di tango sono in una situazione economica catastrofica. La saggezza dell’attesa della revoca delle misure di divieto raccomandate da alcune scuole o associazioni di tango può rivelarsi pericolosa, se si installa in modo permanente un modello igienico che ritengo necessario combattere.
Cosa vediamo oggi: le lezioni private ripartono per una o qualche coppia e senza condivisione, molto bene, ma gli altri? Queste lezioni private manterranno a galla alcune scuole ed alcuni insegnanti, ma ne lasceranno molti altri sul lastrico.
Allora, forse conservano la speranza quelli che si rifiutano di cedere alla paura e rilanciano quello che era all’origine dei balli di tango: piccole milonghe in casa, piccole milonghe nel quartiere, con qualche coppia di conoscenti. Piccole milonghe intime, basate su un principio di fiducia reciproca, persone invitate o raccomandate, mini-encuentros, in una situazione strettamente privata, addirittura gratuita o quasi, con molta convivialità e calore umano, ben lungi dall’anonimato di certi festival. E siccome le dimensioni sono piccole, ce ne saranno dappertutto di queste piccole milonghe, affinché tutti possano approfittarne. È quello che sta succedendo in questo momento nelle case degli uni e degli altri che sono gli avamposti di questa battaglia per difendere il tango contro la paura e l’ossessione di sicurezza. E forse qua e là, si inviterà uno o due amici musicisti per animare la serata oltre al Dj amico, in acustico, per non disturbare i vicini.
Ci sarà anche la possibilità importante di milonghe all’aperto che potranno avere successo a seconda delle condizioni meteorologiche, mentre le grandi sale da ballo probabilmente si svuoteranno in parte, perché molti ballerini si assenteranno per paura dei microbi o del virus, oppure perché non ne possono più dei controlli e delle mascherine.
Sono incline a pensare che la storia non aspetti, e che disobbedendo, cerchiamo modestamente di salvare, un po’, il tango, e temiamo che attendere l’autorizzazione dell’abrazo, in sala o fuori, sia un’attesa suicida per la nostra passione. Non condanniamo così in fretta chi balla con gli altri.
Cécile Ravel (grazie a Valerio per la traduzione)

Milongas salvajes, milonguitas en casa,….los que bailan con los demás .

Desde hace varias semanas, tribunas están publicadas en las redes sociales que condenan
las milongas clandestinas, salvajes o incluso privadas en distintos paises,
recientemente en Italia y en Francia. Las reacciones a estos comunicados reflejan las divisiones de la población en materia de pandemia, en lo que se refiere a su gestión y su tratamiento político y por los medios de comunicación. Es decir extremadamente divisivas y divididas. El tango no escapa a esta división y esta danza que expresa nuestra relación con nuestro cuerpo, y con el cuerpo de la pareja, pasa a ser el indicador de nuestra relación con la enfermedad, los microbios, y los viruses.

Quizas ha venido el tiempo de construir un debate sobre el porvenir del tango, desde que empezó el asunto del COVID-19.

Sólo examinaré las milongas en el espacio privado, (porque estas fueron también condenadas por escritos en las redes sociales) pero quisiera explicar por qué razón tienen un papel positivo (o dañino, cada uno evaluarà) en las milongas públicas, cuando estas últimas se vuelvan legales.
Primero es útil recordar que en Francia, desde el 11 de Mayo, la ley en relación con las agrupaciones de un màximo de 10 personas solo se aplica al espacio público y no se refiere a la esfera privada, ya que el « Conseil Constitutionnel »ha rechazado la decisión estatal de prohibir las agrupaciones de más de 10 personas en casa de la gente. Y cada uno en nuestra república está libre, en la actualidad, de festejar en su domicilio con la familia y los amigos.

Uno puede alegrarse al comprobar que el deseo de bailar no se apagó en Italia,tampoco en Francia y que a pesar de la catastrofe sanitaria, y luego, a pesar del miedo alimentado por los medios de comunicación y el gobierno, la gente baila el tango, en círculo intimo, a menudo reducido a 2 parejas, en su salón, en su garage…..Es una felicidad, el dinamismo del tango està siempre acà, o ha vuelto a aparecer. En Francia, en muchos lugares, con o sin mascarilla,
desde hace varias semanas, el mismo deseo ha vuelto a aparecer, las milongas privadas o salvajes se multiplican, mientras que las tasas de hospitalización disminuyen inexorablemente, las terrazas se llenan legalmente, los trenes abarrotados sin distanciamiento físico circulan, las canchas de baloncesto y de rugby vuelven a abrir, y lo todo, con repetidos anuncios cautelares en los medios de comunicación oficiales,en todas las plataformas, y en todo el espacio público.
Como me lo decía un amigo de Montevideo : « el tango es el último en la lista » en el cese de las medidas de sanidad. Danza que nos permite abrazarnos de forma muy estrecha, y de modo casi continuo, durante 3 o 4 piezas seguidas.
Bailar el tango hoy es quizàs una manera de hacer valer a todas luces, que no tenemos miedo y que la enfermedad, los viruses pueden o no pueden moverse, y que hoy, si a pesar de las milongas, de las terrazas y trenes abarrotados, no hay explosión en el número de personas hospitalizadas, es una prueba contundente del final de la pandemia o de su virulencia.
Asi que, bailar el tango hoy es un acto inconsciente, irresponsable, carente de civismo, y egoista para ciertos, pero para mi, se transforma en la bandera de la libertad, de la vida, y de la desaparición del virus. Y entonces, bailar pasa a ser un acto político.
Por qué elegí bailar el tango con amigos últimamente ? Porque creo sinceramente que de no mandar señales fuertes o esperar tranquilamente la luz verde de las autoridades de sanidad, el tango pasará a ser una danza estrictamente regulada y/o penalizada en un futuro próximo : en el peor de los scenarios, desafortunadamente imaginado ya por ciertos gobiernos y por un tal Bill Gates, el acceso a las salas de deporte y de baile y a ciertos espacios públicos, sólo se permitirá mediante libretas de vacunación actualizadas y/o mascarillas obligatorias.
Personalmente no deseo que mi acceso a una milonga sea condicionado por el uso de una mascarilla, o la presentación de una libreta de vacunación.
Si esto occuriera, representaría para mi un retroceso de nuestra condición humana, de la expresión de nuestra libertad y de nuestra relación al tango. Sería una página profundamente alterada de la historia y de la esencia del tango, patrimonio inmaterial de la humanidad.

Me temo en efecto que sean necesarios meses, incluso después de la suspensión de los estados de excepción sanitaria, para conseguir que grandes tropas de bailarines despreocupados vuelvan a los grandes festivales, a las escuelas de baile, porque el miedo y la culpabilidad de una gran parte de estos bailarines se ha instalado durablemente hoy. Nos costará dominar la ansiedad, después de esos meses de prohibición exigidos en nuestros paises. Es muy probable que el público de tangueros acabe disminuyendo, y que así nuestros festivales de tango que atraían grandes orquestas y maestros se vean obligados a rebajar considerablemente sus ambiciones y su capacidad de acogida ( tanto más cuanto que estas capacidades reducidas se impondrán desde arriba, en nombre del higienismo de estos nuevos tiempos).
Toda la economía del tango està decayendo, muchos profesores y orquestas que vivían del tango padecen una catastrófica situación economica. Esperar tranquilamente la suspensión de las medidas de prohibición como lo recomiendan ciertas escuelas o asociaciones de tango puede resultar peligroso, de instalarse durablemente un modelo higienista que me parece necesario combatir.

Entonces, quizás la esperanza es llevada por los que se niegan a sucumbir al miedo y reactivan lo que dió lugar a los bailes de tango : milonguitas en casa, milonguitas de barrio, con algunas parejas conocidas. Pequeñas milongas privadas, basadas en el principio de confianza mutual, personas invitadas o recomendadas, mini encuentros, de forma estrictamente reservada, y al final gratis o casi gratuita, con mucha convivialidad y calor humano, lejos del anonimato de ciertos festivales. Y dado que las capacidades de acogida están reducidas, habrá muchas milonguitas por todas partes, para que toda la gente disfrute.
Es lo que está pasando en la actualidad en las casas de unos y otros, primeras tropas en esta batalla para defender el tango contra el miedo y la obsesión por la seguridad. Y posiblemente, acá y allá, se invitará uno o dos compañeros músicos para amenizar la noche además de los amigos musicalizadores, sin demasiado ruido, para no estorbar a los vecinos.
Desde luego, las milongas autorizadas a cielo abierto volverán, con capacidades de acogida importantes, y podrán volver a florecer dependiendo de las condiciones meteorológicas, mientras que probablemente los salones grandes o medianos se vaciarán parcialmente, porque bailarines huirán de ellos por miedo a los microbios o a los viruses, o hartos de los controles o de las mascarillas.

Me inclino a creer que la historia no espera, y que al desobedecer, estamos intentando de forma modesta salvar, un poco, el tango, y tememos que si esperamos el permiso de abrazarnos, en un salón o en el exterior, esto sea una espera suicida para nuestra pasión.
No sentenciemos tan rapidamente los que bailan con los demás.

Cécile Ravel (gracias a Gérard por la traducción)

9 réponses sur « Milongas sauvages, milonguitas en casa… ceux qui dansent avec les autres »

Raisonnement très simpliste mais …c’est le mien et ce depuis le début !
Je connais des personnes qui sont décédées dans des accidents de voitures et …je continue à conduire !
Je ne connais aucune personne morte du fameux covid … alors je continue à vivre , à danser et …à respirer sans masque !!!

Je comprends que, si l on a moins de 50 ans, on se dise qu il faut arrêter de vivre dans la peur. Le risque est minime pour ces personnes…Mais, il me semble qu ‘en France la majorité des danseurs ont plus de 50 ans et representent donc là cible privilégiée du virus. Il ne s agit donc pas d entretenir la peur, mais sachant que certains reprennent une vie normale tout en étant potentiellement porteur asymptomatiques , nous n avons d autres choix que d etre 2 fois plus prudents, et croyez bien que nous souffrons profondément de ne plus vivre notre passion, parfois la seule. Ce n est que mon ressenti.

Je suis entièrement d accord avec Cécile et sa clairvoyance sur la vie en période pandémique. Danser le tango et surtout se comporter socialement dans la danse est aussi un acte politique… Jacky Phalippou

Simpliste, de la médecine de comptoir saupoudrée d’un peu de populisme anti-média/ autorités, le tout avec une pseudo rapprochement historique pour le soit-disant sauvetage d’une économie du tango qui n’existe pas.

Bien d’accord avec vous. Et pour moi aussi un propre choix pour ne pas arreter de danser « notre » train de vie de Tango.

On retrouve bien dans cet article le tiraillement qui travaille chacun d’entre nous , « affectés » que nous sommes tantôt par de fort désir de danser tantôt par la peur d’en mourir ….. bien au delà de choix politiques …..

Quel danseur/danseuse de tango n’a pas envie de reprendre dès que possible son activité fétiche ?
Mais la pandémie est-elle véritablement maîtrisée dans le Monde, car il s’agit bien de cela aujourd’hui, et non d’un sujet dont les frontières seraient celles de son microcosme personnel.
Ce débat entre liberté individuelle et devoirs collectifs a toujours existé mais cela ne vous interroge pas de voir jusqu’à quels contours socio-culturels il peut mener aux USA par exemple ?
Quant à la comparaison avec les accidents de voiture : si X se tue et tue en roulant à 160 km/h au titre de son droit à la liberté individuelle, au moins ne risque-t-il pas en même temps de tuer les personnes qu’il croise dans le métro, au travail, dans les commerces, sans parler de ses proches, peut-être moins résistants que lui à la maladie …
Pour ma part, je ne danserai pas avant que la situation sanitaire soit plus claire, vaccin et traitements en place car je ne supporterais pas d’être responsable de la transmission à une personne qui ne s’en remettrait pas, juste parce que j’en ai marre de ne pas pouvoir danser.

Si chacun prend ses responsabilités..et je suis d accord avec ce bel article de Cecile…personne ne culpabilisera de risquer de contaminer notre partenaire puisque il partagera le même point de vue…
Inconscience ou pas… chacun le verra….c est notre liberté de ne pas vouloir vivre dans la peur permanente dans laquelle on veut nous enfermer…
J adhère….

Thème du jour: Doit-on sauver le soldat « tango »?
Elargissons, chers amis, élargissons la question 😉
Et peut être pourrions nous déjà se poser celle ci… »Avant (il y a un « après » donc forcément cela suppose un « avant »): avions nous la certitude de l’éternité du tango ou était-ce l’insouciance du constat quotidien de sa présence? ».
Je vais gagner du temps, et faire comme si ces 2 questions n’en formaient qu’une. Et hop.

Ce virus m’aura fait réfléchir, sur ce qui m’anime et nous relie. Comme beaucoup, j’ai toujours plus de questions, et encore moins de certitudes.
ça s’est fait en quelques mois, à coups d’infos et de fin de droit d’échanger avec des vrais gens. Depuis je voulais aussi arrêter la philo sur le net.
Alors: doit-on sauver le soldat « tango »?
Le tango confiné: je n’arrivais ni à le danser, ni à l’écouter, alors envisager sa reprise globale… la visibilité était nulle.
Certains vivent du tango, d’autres aimeraient (Covid ou pas), la plupart vivent « avec », ou « pour », peut-être bien « par ».
Chez moi, le tango faisaient partie des essentiels. Il a été balayé.
L’aspect sanitaire, autrefois une facette assez discrète de nos vie, est devenue une actu ravageuse.
Tous les arguments sanitaires seront justes, entendables, et parfaitement étayés: il ne me reste que l’instinct pour décider du moment opportun de reprendre, avec qui, et comment.
Il parait que l’équilibre est dans le mouvement: je (re)bouge.
Cours et pratiques: avec masques, en très petit comité, les mains: pour tout le monde récurées désinfectées, la salle et mobilier: nettoyés désinfectés, locaux: ventilés…
ça fait aussi bosser des profs « en vrai » sans zoom, ça permettra d’entendre bientôt le souffle d’un vrai duo bandonéon/guitarre en mini concert à la maison: autant de petites choses qui raniment la flamme et entretiennent l’envie de se retrouver en plus grand, plus tard, après.

Le parfum social des milongas agit depuis longtemps comme un souffle vital, énergisant. Sous nos masques et distances (as)sociales, on le perçoit toujours.
Mais…si le Convid touche sévèrement les vieux, faites gaffe, le tango aussi est centenaire.

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